Projet « Ecole Kheireddine Bacha » : Episode 2

Projet « Ecole Kheireddine Bacha » : Episode 2

18 mars 2014
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Edupronet s’associe au projet pilote « Lutte contre l’échec scolaire à l’Ecole Kheireddine Bacha de Sousse » et vous fait partager régulièrement les activités et les avancées du projet. Dans ce deuxième épisode, nous allons de nouveau nous intéresser plus particulièrement au volet psychothérapeutique et à l’accompagnement mis en place avec les enfants et leurs familles.

Pour faire suite au travail d’investigation déjà réalisé, les enfants souffrants d’un échec scolaire liés à un problème psychoaffectif (accidents, problèmes d’abandon par les parents…) sont pris en charge par la psychothérapeute lors d’une séance d’une durée d’une heure tous les 15 jours.

Parallèlement, le travail de diagnostic continue auprès d’autres enfants. Ceci a permis de mettre à jour de nouvelles problématiques, notamment des troubles neuropsychologiques chez de nombreux enfants, qui doivent être pris en charge immédiatement. Par ailleurs, ce travail s’accompagne d’un travail d’administration de questionnaires pour déceler la dyslexie, la dyscalculie et la dysgraphie auprès de tous les enfants. Il s’agit d’abord de recenser le nombre exact d’enfants présentant ces troubles et de proposer dans un second temps une conduite thérapeutique de groupe.

Par ailleurs, le travail du psychothérapeute s’est accès sur une logique pluridisciplinaire prenant en compte l’enfant dans sa globalité bio-psycho-sociale : les causes psychiques, psychosomatiques et somato-psychiques de l’échec scolaire sont en effet différentiées afin de pouvoir utiliser les outils diagnostics adaptés, et apporter une prise en charge et des outils psychothérapeutiques spécifiques à chaque situation. Une « étude » de cas est d’ailleurs en cours d’élaboration au niveau de l’école pour approfondir cette thématique.

Une grande partie des thérapies de groupe seront assurées durant les vacances de printemps. Ce travail a été préparé en amont, avec la mise en place de modes d’atelier permettant d’avoir une portée thérapeutique groupale, respectant l’individualité de chaque enfant.

Du point de vue pratique, la psychothérapeute est disponible pour toute demande d’aide, d’écoute, d’information concernant les problématiques des enfants, ou concernant toute difficulté rencontrée par chaque partie prenante du projet dans sa pratique ‘enseignant, pédagogues, animateurs, parents…).

L’apport d’un éclairage psychologique fait aux enseignants sur des points spécifiques est très porteur, et le retour fait par les professionnels (à partir de leurs places respectives) sur la situation de chaque enfant permet d’avoir un nouveau regard sur chaque situation. Un échange de compétences et de points de vue qui est toujours pertinent et fructueux dans la prise en charge des enfants.

La collaboration ne se limite pas aux instituteurs du projet mais, par extension, à l’ensemble des instituteurs officiels de l’école. En effet, suite à une sollicitation des enseignants, un travail de contrôle de l’état des examens des élèves de sixième année ayant de très mauvaises notes a été fait. Travail visant à évaluer sous un autre angle leurs performances.

Un travail institutionnel consiste, en outre, en la participation à des réunions de travail avec le juge des enfants, ainsi qu’avec des associations partenaires.

Des réunions permettant la promotion du projet et la collaboration avec de nouveaux partenaires potentiels de la société civile est aussi un des aspects du travail institutionnel mis en place.

Enfin, notons que le projet a déjà permis d’obtenir des résultats significatifs au niveau de l’école.

Ainsi après 3 mois, l’ensemble de l’équipe d’enseignant constate de réels progrès de la part des élèves concernés par le soutien scolaire et l’accompagnement psychologique, dans le sens où leur participation en classe d’est accrue et leurs  notes aux tests ont progressé.

L’ensemble de l’équipe du projet a pu également constater d’une part une plus grande implication des parents dans le processus éducatif et notamment dans le contrôle de l’assiduité de leurs enfants, mais aussi au niveau de l’ensemble de l’environnement de l’école : voisins, commissariat régional de l’éducation, autorités locales…

Des projets « parallèles » ont même vu le jour grâce à la participation d’autres associations qui visent non seulement à la diversification des activités extrascolaires (en plus de celles inclues dans le projet) comme les activités culturelles et sportives, mais également à la réhabilitation de l’équipement, avec notamment l’aménagement de l’espace récréatif des tout-petits, pris en charge par l’Association Leo’s Club Hadrumet (émanation du Rotary Club de Sousse).

 

 

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