Ecoles privées en Tunisie : palliatif au déclin du public ?

19 mai 2014
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L’investissement dans l’éducation des enfants a toujours été important dans le budget d’une famille tunisienne et la priorité de la Tunisie. Dés l’indépendance, l’enseignement était l’une des grandes priorités du jeune Etat naissant et de sa population. Durant des années, l’école publique a pleinement joué son rôle en favorisant l’ascension sociale et l’éducation a permis l’émergence d’une classe moyenne instruite et diplômée.

L’importance des études se matérialise par la part du budget familial consacré à l’enseignement. Selon les chiffres du Ministère de l’Education, une famille tunisienne consacre plus de 10% de son budget à l’éducation des enfants. La recherche de la réussite, incite les familles à investir dans les parascolaires, les cours de soutien scolaire et tout produit susceptible de « booster » la réussite de leurs enfants. L’objectif de l’enseignement n’est plus l’instruction et l’apprentissage, mais les bonnes notes et les distinctions.

Enseignement privé, la voie pour l’excellence.

Cette obsession de l’excellence de la part des parents a conduit au développement  et à la diversification des activités en rapport avec l’enseignement et spécialement les écoles privés. La recherche absolue de la qualité a conduit à l’émergence d’un phénomène d’enseignement privatisé qui touche aussi bien les classes aisées que moyenne. Un climat concurrentiel s’est ainsi installé entre un système éducatif public en pleine décadence et un secteur privé de plus en plus compétitif et élitiste.

Longtemps cantonné à l’enseignement universitaire, le phénomène de l’enseignement privé  se repend de manière fulgurante au niveau de l’enseignement de base, principalement primaire. A titre de comparaison, selon le Ministère de l’Education, le nombre d’élèves scolarisés en première année primaire a augmenté de 10% en 5 ans (2009/2013) dans le dispositif public, contre 48% dans l’enseignement privé.

Les écoles se livrent même des batailles à coup de « taux de réussite au concours d’entrée au collège pilote », ou d’ « homologation pour l’enseignement du programme français ou anglo-saxon ».

Un système public fortement dégradé

Considéré avant comme une voie de recours pour élèves en échec ou laissés en marge du système public, le privé devient aujourd’hui la solution d’excellence que tout parent se doit d’offrir à son enfant.  Ce phénomène s’est bien sur développé grâce à l’émergence d’une classe moyenne aux revenus importants et souhaitant le meilleur pour sa progéniture.

Cependant, la généralisation à laquelle on assiste aujourd’hui est du essentiellement à la dégradation du système public : laisser-aller des enseignants, manques de qualifications (conséquence de la corruption qui a gangréné le système du CAPES avant 2011?), absence de motivation des équipes pédagogiques, dégradation de la qualité d’accueil des établissements…L’enseignement public a même créé un développement de l’école à deux vitesses entre les zones favorisées et les quartiers dits populaires.

Enseignement privé, la voie pour l’excellence.

Cette obsession de l’excellence de la part des parents a conduit au développement  et à la diversification des activités en rapport avec l’enseignement et spécialement les écoles privés. La recherche absolue de la qualité a conduit à l’émergence d’un phénomène d’enseignement privatisé qui touche aussi bien les classes aisées que moyenne. Un climat concurrentiel s’est ainsi installé entre un système éducatif public en pleine décadence et un secteur privé de plus en plus compétitif et élitiste.

Longtemps cantonné à l’enseignement universitaire, le phénomène de l’enseignement privé  se repend de manière fulgurante au niveau de l’enseignement de base, principalement primaire. A titre de comparaison, selon le Ministère de l’Education, le nombre d’élèves scolarisés en première année primaire a augmenté de 10% en 5 ans (2009/2013) dans le dispositif public, contre 48% dans l’enseignement privé.

Les écoles se livrent même des batailles à coup de « taux de réussite au concours d’entrée au collège pilote », ou d’ « homologation pour l’enseignement du programme français ou anglo-saxon ».

Un système public fortement dégradé

Considéré avant comme une voie de recours pour élèves en échec ou laissés en marge du système public, le privé devient aujourd’hui la solution d’excellence que tout parent se doit d’offrir à son enfant.  Ce phénomène s’est bien sur développé grâce à l’émergence d’une classe moyenne aux revenus importants et souhaitant le meilleur pour sa progéniture.

Cependant, la généralisation à laquelle on assiste aujourd’hui est du essentiellement à la dégradation du système public : laisser-aller des enseignants, manques de qualifications (conséquence de la corruption qui a gangréné le système du CAPES avant 2011?), absence de motivation des équipes pédagogiques, dégradation de la qualité d’accueil des établissements…L’enseignement public a même créé un développement de l’école à deux vitesses entre les zones favorisées et les quartiers dits populaires.

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