Lutter contre le harcelement sexuel à l’école et à l’université

Lutter contre le harcelement sexuel à l’école et à l’université

Par 21 janvier 2017
FavoriteLoadingAjouter aux favoris
  •  

Le harcèlement sexuel est un phénomène dramatique, assez répandu, qui concerne et préoccupe toute la planète. Partout, dans le monde du travail, où domine le rapport hiérarchique, se manifeste l’abus de pouvoir de la part d’un pervers, qui procède de manière dictatoriale pour intimider ses victimes et assouvir ses penchants vicieux. Il s’agit donc d’une situation qui favorise l’agresseur par rapport à son objet de désir.  

 

 

 

 

 

Contrairement à ce que l’on croit souvent, le harcèlement sexuel est présent aussi d’une manière dramatique dans l’enseignement supérieur et n’épargne point lycées et collèges. Certains supposés enseignants, encadrants, responsables administratifs oublient leur devoir et se mettent dans des situations, le moins que l’on puisse dire, immorales.  

Ces frustrés se permettent de croire que leur seul soi-disant ascendant sur les étudiantes, leur donne le droit de les soumettre à leurs pulsions et d’abuser d’elles à leur convenance. Ils commencent, sournoisement, par appâter leurs proies et finissent par réclamer, sans scrupules, des faveurs charnelles, moyennant la séduction sinon le chantage, surtout lors des périodes d’examens, des rattrapages… se moquant éperdument.des nobles objectifs de leur  mission.

Ces indélicats ne se soucient nullement de l’impact de leurs méfaits et des dangers psychosociaux que ce genre d’expérience traumatisante peut engendrer. Certaines étudiantes cèdent à leurs abjectes injonctions, par peur des représailles et d’autres s’assument et disent non et se retrouvent injustement recalées. Toutefois, la majorité d’elles, réussissent intelligemment, à les décourager et à les contraindre à renoncer à leurs machiavéliques desseins.  

On parle dans certains milieux estudiantins de «notes sexuellement transmissibles»,  pour signifier leur indignation et faire passer leur message.

La proximité enseignant/étudiante, ne dispense nullement de l’obligation de l’estime mutuelle. L’enseignant a le devoir d’honorer ses engagements avec enthousiasme, civisme et dévouement, dans le respect de la déontologie et de l’éthique professionnelle et non pas d’inciter à la débauche. Ses fantasmes ne doivent pas le distraire de l’essentiel. Il a tout intérêt à suspendre ses inclinations malsaines, se concentrer sur son travail et agir d’une manière appropriée, lors de l’exercice de son contrat. Dans le cas contraire, les dispositions juridiques, selon chaque pays, doivent être prises pour suspendre la personne incriminée, pour d’une part protéger les élèves et d’autre part, pour ne pas porter préjudice à la réputation de ses collègues intègres  et de l’institution qu’ils représentent. Il ne s’agit pas là, de tenir un discours moralisateur mais de dénoncer des pratiques récurrentes, qui favorisent la démotivation, le burnout, et tous les malaises  dont se plaignent les étudiantes qui tiennent à poursuivre  leurs études dans la dignité, pour s’émanciper, s’épanouir et non pour se soumettre aux caprices d’un obsédé sexuel.

Pour que cela cesse, il est du devoir de tout un chacun, victime ou témoin, de dénoncer et condamner d’une manière claire et ferme, ces agissements honteux, qui nuisent au bon déroulement des études et altèrent la vie estudiantine.  Il est conseillé dans ces cas, d’inciter les victimes à porter plainte et poursuivre  ce type d’affaire devant la justice et ne pas chercher à l’étouffer, afin de réduire voire bannir ce comportement bestial des institutions d’éducation et d’enseignement. L’un des obstacles majeurs pour tenter d’éradiquer ce fléau, c’est le silence qu’impose la crainte d’un éventuel scandale. Dans certains pays, des voix associatives s’élèvent pour lutter contre ces comportements de bas étage alors que dans d’autres, cette situation demeure encore taboue.

Une structure d’éducation et d’enseignement doit rester un espace vertueux et sacré, un espace de lucidité, de sécurité, de quiétude, de bien être et de culture qui ne peut ni ne doit inspirer le moindre  soupçon de perversion ni le moindre signe d’impolitesse.

Malheureusement certains dépravés prennent leur lieu de travail pour leur sérail. Ces énergumènes, se moquent éperdument.des tâches nobles qui leur incombent d’accomplir avec dextérité, sérieux et dans les meilleurs conditions d’estime et de considération.  Ils inventent leurs propres méthodologies, leurs propres stratégies du management éducatif, leur propre et singulier protocole didactique,  qu’ils combinent à leurs sordides desseins et se gargarisent  à longueur de journée, avec les notions d’éthique, pour masquer leurs tartufferies lucifériennes et manœuvrer insidieusement à l’abri des suspicions. Ces pervers, ces vicieux, doivent être tout  simplement écartés du prodigieux  domaine de  l’enseignement. Leur place serait plutôt dans une structure spécialisée, pour se décharger de leur morbidité et  combler leur carence en probité.

Par ailleurs il est vivement recommandé aux parents d’éclairer  leurs enfants dés leur plus jeune âge, sur les manœuvres du harcèlement, ses  finalités et ses conséquences. Il est d’une importance décisive, de les sensibiliser et les adouber pour ne pas se laisser prendre dans les filets de  ces schizophrènes que l’on peut rencontrer partout.

Certes, il est  aisé de prédire le sort d’une institution qui tolère cette engeance; mais il  est difficile d’évaluer  l’impacte des profonds et éternels stigmates  que ces montres  génèrent.  

Il est urgent dans de telles situations, de mettre  les pieds dans la fourmilière et cesser de faire l’autruche. Ne pas protéger un espace voué au savoir et à la culture, dénote une certaine indolence, qui angoisse et inquiète les apprenantes autant que les parents. Ne pas se préoccuper de cette sensation  d’insécurité, de souffrance qu’endurent les victimes du harcèlement, encourage les pervers et révolte les familles. Tourner le dos à ces ignobles procédés, sans une once de condamnation,  c’est accepter que la carrière des  apprenantes soit prise  en otage, par des dévergondés, souvent les moins brillants dans leur domaine.

Il est vrai que le harcèlement sexuel ne concerne pas seulement les enseignants, les encadrants, etc.., des fois, le harceleur peut être un camarade de cours et parfois aussi, les étudiantes ont leur part de responsabilité, mais cela est un autre chapitre.

 

 

 

 

 

Commentaires

commentaires