Le pédagogue, une personne intègre

Le pédagogue, une personne intègre

Par 3 novembre 2017
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Certains illustres pédagogues, du dimanche, proposent des idées élémentaires voire obsolètes, pour résoudre des problématiques infiniment complexes; et se livrent à des exercices de reproches et de semblants de critiques, pour tout simplement, fasciner et non solutionner. L’école en souffrance n’en sortira que plus amoindrie et incontestablement en décalage avec le reste du monde.

Ce n’est point avec des logiques simplistes que nos sociétés évolueront. Ce n’est pas avec des propositions dépourvues de discernement d’intelligence et de sensibilité que l’on se prémunira contre l’incivisme, le laxisme, l’insouciance, l’irresponsabilité et la procrastination. Ce n’est pas avec les partisans du moindre effort et de l’habilité de l’autruche que l’on résoudra les problèmes épineux dont souffre l’école.

C’est facile de s’estamper pédagogue alors même que l’on ignore la philosophie de l’éducation et la rigueur des outils et méthodes des sciences cognitives.

Un pédagogue n’a pas pour moteur son nombril mais le souci d’être en permanence disponible, au service de la réussite des apprenants et leur épanouissement. Un pédagogue ne met pas son ego en avant mais répond aux interrogations des apprenants en vue de leur évolution, les accompagne pour développer leurs compétences afin de se réaliser et s’accomplir et non pas les agresser, les violenter, les outrager, les harceler et les ridiculiser.

Dans un établissement scolaire ou universitaire le maître-mot est le respect. Le respect des apprenants, le respect des collègues, le respect de la profession.

Outre la nécessité d’une formation préalable, afin de pouvoir démêler le superflu de l’essentiel et de ne pas ergoter sur les futilités, il est judicieux d’avoir de très bons rapports avec les valeurs éthiques, avoir un bon relationnel et une bonne santé psychopédagogique. Pour cela il est sommé d’être en permanence à l’affût des innovations des expériences ingénieuses ; de les questionner de les vérifier et de les adapter pour les rapprocher du contexte en vue de les utiliser à bon escient.

Il est avantageux pour un pédagogue, de renoncer à sa mégalomanie, d’avoir une épaisseur humaine, servir au mieux l’institution à laquelle il appartient et sa présence doit profiter au maximum à l’élévation et l’épanouissement des apprenants. Les narcisses, les arrogants, les pédants, rebutent la sensibilité des apprenants, les tétanisent d’anxiété et d’inquiétude. Ce type de comportement favorise la démotivation, le désengagement, le décrochage, le rejet et c’est le chaos intégral. Il s’agit donc d’avoir le sens de la mesure et du discernement et non de la subordination et de la suprématie.

En plus d’un comportement irréprochable en plus de l’enthousiasme efficace et de la bonne volonté, il est important de maîtriser les outils catalyseurs d’énergies positives et ne pas assurer indéfiniment le rôle de l’éternel insatisfait, prêt à sévir impétueusement pour détourner les regards des problèmes essentiels…

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