Rater son premier cours, ce n’est pas si grave !

Rater son premier cours, ce n’est pas si grave !

10 septembre 2015
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Vous arrivez dans une nouvelle ville, vous êtes muté dans un nouvel établissement, ou vous découvrez de nouveaux élèves. Pour un professeur, la rentrée scolaire est toujours synonyme de nouveautés. Dans ce contexte, vous allez peut être rater votre premier cours…Pas de panique !

Évidemment tout ne va pas de soi. Les enseignants croient que naturellement l’élève se retrouve dans son livre, dans son cahier, dans sa classe…Le jeune enseignant a tendance à croire que l’élève est comme lui au même âge, alors que le contexte est bien évidemment différent.

Arriver dans une ville inconnue

Il ne faut pas se lamenter sur le fait de « ne pas avoir été nommé là ou vous le souhaitiez » mais passer directement à l’action : se renseigner sur la ville, sur les habitudes locales. Il est important de connaitre l’endroit où les élèves vivent.

Le premier cours : un peu de révisions et beaucoup de nouveautés

Contrairement à l’adage « le premier pas conditionne la suite du parcours », rater le premier cours ne remet pas en cause la suite de l’année scolaire. Il ne faut pas se décourager et partir battu d’avance. Les enfants sont en général pleins de ressources et évoluent très vite. Ainsi, lors d’un premier cours, il ne faut pas se focaliser uniquement sur les révisions, sinon les élèves s’aperçoivent qu’ils ont oublié des choses et leur intérêt chute rapidement. Il convient mieux de donner des nouveautés et de présenter le programme de l’année et surtout les…objectifs. Ainsi, dès le début, on suscite la curiosité de l’enfant.

Les cours suivants : toujours éveiller l’intérêt

Le principal allié de l’enseignant est l’envie. Il faut donner envie aux élèves de suivre le cours. Il faut capter l’attention, intéresser et surprendre. Ainsi, il faut généralement éviter de poser des questions fermées, au risque de se voir retourner des « oui » ou des « non ». Il faut s’appuyer sur les connaissances des élèves, utiliser les éléments de leurs connaissances pour construire le cours. Ils ont l’impression de suivre leur propre réflexion, qui devient comme une nouvelle trouvaille.

 

 
Relation avec les élèves : confiance, respect, pédagogie

Les relations doivent être basées sur la confiance et le respect. Il faut user de beaucoup de pédagogie. Par exemple, lorsqu’une copie ressemble à un torchon, il faut simplement dire que l’on n’est pas arrivé à lire, en s’efforçant soi-même d’écrire lisiblement. Lors d’une correction de copie, les annotations doivent donner des conseils, des explications…Pour que l’enfant progresse, il faut donner des explications claires.

Travail à la maison

On ne demande pas aux élèves d’apprendre une leçon, mais de « connaitre les notions suivantes », de « savoir-faire tel exercice tout seul », en fonction de ce qu’on souhaite voir acquis et en fonction de l’évaluation suivante.

Relation avec les parents

L’idéal serait de ne pas limiter les rencontres aux moments ou cela « va mal ». Il ne faut les « convoquer » mais dire qu’on souhaite les rencontrer. Il ne faut s’adresser à eux comme à des enfants. Il ne faut pas commencer la discussion par ce qui va mal mais parler d’abord de choses et d’autres et leur laisser le temps de s’installer.

Enseigner est un métier, et comme tout métier il faut en acquérir les codes et les gestes pour bien le maitriser…

 

 

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