Faire Face à la Dyslexie en Classe

Faire Face à la Dyslexie en Classe

12 août 2013
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Selon une récente étude de l’Organisation Mondiale de la Santé, la dyslexie touche entre 8 et 12% de la population mondiale. La dyslexie est un dysfonctionnement cognitif reconnu comme handicap. C’est un handicap invisible dont on parle peu, par peur d’être mal compris. Pourtant, la dyslexie n’a aucun lien avec les capacités intellectuelles. De nombreuses personnalités connues comme JF Kennedy, Bill Gates, Walt Disney, Tom Cruise,… en sont atteintes.

Selon une récente étude de l’Organisation Mondiale de la Santé, la dyslexie touche entre 8 et 12% de la population mondiale. La dyslexie est un dysfonctionnement cognitif reconnu comme handicap. C’est un handicap invisible dont on parle peu, par peur d’être mal compris. Pourtant, la dyslexie n’a aucun lien avec les capacités intellectuelles. De nombreuses personnalités connues comme JF Kennedy, Bill Gates, Walt Disney, Tom Cruise,… en sont atteintes.

La dyslexie : un trouble spécifique et durable.

L’OMS définit la dyslexie comme un trouble spécifique et durable de l’apprentissage du langage écrit. Ce trouble étant spécifique, il n’est pas dû à un déficit intellectuel, un trouble mental ou un environnement avec des conditions défavorables…Le caractère durable, permet de différencier parmi les élèves en difficultés, ceux présentant des retards simples d’acquisition de la lecture et ceux présentant une dyslexie développementale (touchant le développement du langage écrit).

En pratique, la dyslexie rend l’identification des mots plus difficile. La lecture et l’orthographe sont moins précises et, en général, on éprouve une fatigue lors de la lecture d’un texte. Des retards dans l’apprentissage sont souvent constatés et, petit à petit, la motivation diminue et un manque de confiance en soi et la peur d’échouer s’installe progressivement.

Repérer la dyslexie chez l’élève.

La détection de ce trouble passe, pour l’enseignant, par la constatation chez l’enfant d’un décalage entre les problèmes d’acquisition du langage écrit et les compétences développées dans les autres domaines (vivacité et curiosité d’esprit, oral impeccable…).

Quelques signes « visibles » peuvent aider l’enseignant à détecter des troubles dyslexiques chez l’élève :

  • Difficultés de lecture : lenteur, erreurs, confusions, inversions, ajouts…
  • Difficultés de transcription écrite : pour la copie, la dictée, l’expression écrite et la prise de note.
  • Difficultés d’apprentissage, surtout à l’écrit.
  • Difficultés de mémorisation, surtout à court terme.
  • Difficultés d’apprentissage des leçons.
  • Difficultés de concentration et d’attention dues à la fatigue (surcharge cognitive pour compenser les troubles).
  • Difficultés d’orientation dans le temps et dans l’espace.
  • Difficultés d’organisation.
  • Manque de confiance en soi.
  • Des difficultés ne coexistent pas toujours et peuvent se manifester à des degrés diverses.

L’observation en classe permet à l’enseignant de repérer des difficultés, d’en informer les parents et d’orienter l’élève vers des experts spécialisés (pédiatre, cabinet d’orthophoniste…).

Prendre des mesures pour faire face à la dyslexie en classe

Pour faire face aux difficultés engendrées par la dyslexie et aider l’élève à surmonter ses troubles, il convient, de manière générale, de :

  • Placer l’élève devant, à côté d’un camarade calme et peu bavard.
  • Placer l’élève au centre de la classe.
  • Lui restituer les consignes de manière personnelles avec des phrases courtes et des mots simples.
  • S’assurer qu’il les a comprises et qu’il en saisi le sens.
  • Passer un contrat à court terme avec lui avec des objectifs à atteindre.
  • Le placer devant, seul ou à côté d’un enfant calme et pas bavard.
  • Le placer au centre du tableau plutôt qu’aux extrémités.
  • Lui restituer les consignes de façon personnelle avec des phrases courtes et des mots simples.
  • S’assurer qu’il les a comprises et qu’il en a mémorisé la succession.
  • Passer un contrat de travail avec lui, à court terme, avec des objectifs à atteindre (note, nombre.
  • L’aider à répartir son temps selon le nombre d’exercices.
  • Le laisser répondre aux questions dans le désordre et l’encourager à sauter les questions qu’il ne sait pas résoudre.
  • Rythmer les activités : éviter de placer une leçon compliquée après une dictée ou une activité lui ayant demandé une dépense d’énergie importante.
  • Etre patient face à sa lenteur (c’est sa « garantie réussite » et « anti-stress »).

Plus spécifiquement, il faut :

  • Inciter la famille à effectuer un suivi régulier de l’élève, surtout lors des séances de travail solo à domicile.
  • Accepter qu’il souligne, surligne, encadre les textes sur son cahier.
  • Contrôler la prise des devoirs.
  • Eviter les explications doubles.

Si vous avez été en contact avec un enfant présentant des troubles dyslexiques ou que vous avez-vous-même été confronté à cette « maladie », vous souhaitez apporter d’autres éclairages et d’autres pistes de réflexion, vous pouvez nous faire parvenir vos articles à l’adresse suivante : contact@edupronet.com.

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